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PLAN LILLOIS |
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LE DIAGNOSTIC >>> |
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L'économie sociale et solidaire est aujourd'hui
profondément enracinée en Europe et
dans le monde. En France, ce sont des millions de
sociétaires mutualistes, d'adhérents
d'associations dans les domaines les plus divers,
des centaines de milliers de coopérateurs
dans les coopératives de production, de consommateurs,
des milliers d'entrepreneurs qui créent ou
développent de nouvelles activités
sur la base de projets innovants, à partir
de pratiques fondées sur des principes éthiques
de solidarité.
La diversité
de ces activités démontre le caractère
pluriel des économies modernes et ne saurait
se satisfaire d'un modèle unique de développement.
La diversité des motivations, facteur essentiel
de la richesse et de la créativité
humaine, doit conduire à admettre qu'il est
désormais possible d'entreprendre, produire
et commercer autrement, en incluant des principes
de redistribution et de réciprocité
entre générations, entre territoires
et continents, à travers une mondialisation
régulée et positive, celle du développement
durable.
Parmi les principes
fondamentaux communs à l'ensemble des entreprises
et des activités de l'économie sociale
et solidaire figurent :
> La liberté d'adhésion,
> La gestion démocratique: les décisions
sont prises selon le principe" une personne,
une voix",
> La primauté de la personne humaine sur
le capital,
> Les bénéfices sont réinvestis
dans l'entreprise,
> La dimension collective de la propriété
et du patrimoine,
> Le respect d'une indépendance vis à
vis des pouvoirs publics et du secteur privé
lucratif.
Le diagnostic partagé mis en uvre à
Lille a fait ressortir six "valeurs critères",
dans lesquelles se reconnaissent les acteurs de
l'économie sociale et solidaire:
> Existence d'une activité économique:
production, consommation, épargne, Démocratie
dans l'organisation et les processus de décision,
> Contribution à la mixité sociale,
à l'équilibre Nord/Sud,
> Solidarité dans la répartition
des excédents de l'activité,
> Utilité sociale des biens et services
produits,
> Promotion du développement durable.
La conception des modèles de développement
des territoires pourrait davantage intégrer
ce pluralisme et ces valeurs, particulièrement
dans leur dimension économique. C'est, dans
cette perspective, que la Ville de Lille et les
acteurs locaux de l'économie sociale et solidaire
recherchent un partenariat, dans le respect scrupuleux
de l'indépendance de chacun.
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LE PLAN LILLOIS >>> |
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L'économie
sociale et solidaire s'inscrit dans une histoire
multiséculaire qu'il faut ici brièvement
rappeler car elle éclaire les problématiques
actuelles. Elie s'inspire en effet de théories
et pratiques, initiées par l'économie
sociale au cours du XlXème siècle,
en réaction à la dégradation
des conditions de vie et de travail d'une grande
partie de la population au cours de la première
révolution industrielle. Ce mouvement de
coopération et d'entraide, notamment au sein
de la classe ouvrière, a été
particulièrement vivace sur la région
Nord-Pas-de-Calais. Les grands principes de l'économie
sociale étaient : adhésion volontaire
et ouverte à tous, un homme -- une voix,
propriété collective des excédents.
Après avoir obtenu une reconnaissance légale,
stabilisée par l'Etat, dans le premier quart
du XXème siècle, cet ensemble a eu
une représentation ministérielle avec
la constitution de la Délégation à
l'Economie Sociale en 1981. Il a ensuite a subi
sur ses champs d'activités la pression croissante
de la libéralisation économique au
cours des années 1980.
Parallèlement, des personnes issues de mouvements
à caractère communautaire ou autogestionnaire
ont commencé dans les années 80 à
créer des entreprises pour réaliser
leurs projets. A ces tentatives s'ajoutèrent,
dans les années 80, celles des éco-entrepreneurs
(production et distribution de produits agricoles
biologiques, énergie renouvelable...) ou
celles, dictées par l'urgence, de la lutte
contre l'exclusion avec notamment la montée
en puissance des entreprises d'insertion. Cet ensemble
a été d'abord regroupé sous
le vocable économie alternative, puis sous
celui d'économie solidaire.
Ce champ a alors progressivement été
reconnu par les pouvoirs publics avec en particulier
la nomination d'un Secrétariat d'Etat à
!'Economie solidaire en avril 2000.
Sur la région Nord-Pas-de-Calais, dans la
continuité des Assises Régionales
pour l'Emploi, ont eu lieu en 1999 les consultations
régionales de l'économie sociale et
solidaire. Initiées par la Délégation
Interministérielle à l'Economie Sociale,
elles ont lancé une dynamique de dialogue
entre ces acteurs et le Conseil Régional.
Afin de ne parler que d'une voix, les acteurs de
l'économie sociale et solidaire se sont regroupés
par la signature d'un appel, le 13 mai 2000, qui
a donné naissance à l'Assemblée
Permanente de l'Economie Solidaire, APES.
Ce dialogue se poursuit aujourd'hui, à travers
un diagnostic régional, qui doit permettre
la réalisation d'un Plan d'Action Pluriannuel
Régional en faveur de l'Economie Sociale
et Solidaire, qui sera en cohérence avec
les orientations inscrites au contrat de plan Etat/Région
pour la période 2000-2006.
La reconnaissance de l'économie
sociale et solidaire a aussi lieu au niveau local.
Lors des dernières élections municipales,
le nombre d'adjoints au maire, délégué
à l'économie sociale et solidaire,
est passé de 20 à 250 en France. Un
Réseau National des Territoires de l'Economie
Solidaire a vu le jour. Cette présence dans
les conseils municipaux, combinée à
l'activité du Secrétariat d'Etat,
a ouvert la voie à une politique territoriale
de contractualisation entre les pouvoirs publics
locaux et les acteurs de l'économie sociale
et solidaire.
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PLAQUETTE DE PRESENTATION >>> |
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